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le salon d’art
rue de l’hôtel des monnaies, 81 - 1060 bruxelles - tél. 02 537 65 40
présente
nicolas alquin
sculptures & dessins
du 14 mai au 14 juillet 2012 - congé d’été du 15 juillet au 15 août 2012.
vernissage le lundi 14 mai à 19 heures
salon ouvert du mardi au vendredi de 14 h à 18 h 30, le samedi de 9h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h
Abeille et parole ont la même racine en hébreu : DaBeR. Quand Samson retrouve le crâne du lion qu’il a tué, un essaim s’y est installé. Il goutte à ce miel, et devient porteur de la parole. Quand Zacharie le muet accepte enfin son fils qui va naître, on lui tend une plaque de bois recouverte de cire d’abeille. Il y grave : « Son nom est Jean » et recouvre la parole. Quand Jean porte la parole au désert, il se nourrit de miel et ce qu’il dit bourdonne sauvagement. Quand nous écoutons les abeilles, nous ouvrons nos oreilles à la nature, qui est aussi la nôtre. Cette parole vient des fleurs des cornouillers, des rhododendrons, des sapins, des tilleuls et retourne se loger dans les troncs creux des châtaigniers, les souches des vieux acacias, car là se trouvent les ruches.
Il faut jusqu’à 100 kg de miel pour faire un petit kilo de cire, enseignent les apiculteurs, c’est la sueur des abeilles, disent-ils encore. La cire sourd de leurs pattes qu’elles raclent en entrant dans la ruche pour former des coupelles qu’elles entassent les unes au-dessus des autres contre le bois. La cire est récipiendaire par excellence, c’est l’accueillante, la mémoire du monde et l’arbre en est l’instrument.
Travailler la cire, c’est murmurer le monde. Ce qui était tu, devient toi. Sonnent les collines, parlent les dunes, chantent les buissons et je ne dis pas l’odeur qui envahit l’atelier dans un soupir doré. Le bois est creux : toutes ses fibres sont des tubes. Après séchage, cette matière ligneuse, ce fagot de vides, réclame la cire. Surmodeler le bois avec de la cire, comme l’ont fait les chamans Huichols chers à mon frangin Ivan, les sorciers Guérés, les rebouteux du Berry, c’est respecter ce va-et-vient de l’abeille à l’arbre, redire l’attraction du vivant à son origine, retrouver la longue parole des hommes et la mémoire des fleurs qui sont nos grandes soeurs. Tel est le labeur du sculpteur que je suis, accepter le printemps qui l’entoure, devenir bourdon en oraison sans raison.
Nicolas Alquin
(La photo est de Mathilde de Torhout)http://www.lesalondart.be/ ou http://lesalondart.skynetblogs.be/ - Contact: salondart@skynet.be.
Dernières parutions à La Pierre d’Alun: La compagnie des bêtes II, texte d’Odile Massé et dessins de Vladimir Velickovic et Ne bouge pas!, texte de Jean-Louis Giovannoni et photographies de Marc Trivier accompagné d’un compact disc audio.
http://www.lapierredalun.be/ et http://lapierredalun.skynetblogs.be/ - Contact: lapierredalun@skynet.be
Source: vlad-urutti
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Time Kills All Gods by AJ Fosik
Fosik’s surreal animal head totems make me envision chemically-induced meditations in the desert where one communes with gods who were never meant to be freed from their ancient stone trappings.
(via: hifructose)
Oh there’s more. *u*
Source: ianbrooks
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Stylobate Lion
about 1200
Isabella Stewart Gardner Museum
Source: centuriespast
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Brandon Vickerd - Dead Astronaut
Source: ikilledjackjohnson
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The Argonath, by John Howe
Source: fuckyeahlordoftherings
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Faithful Unto Death Herbert Gustave Schmalz 1888
Source: poisonwasthecure
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itbsb:Sacrificio, artist unknown, 1945, Litógrafos Mexicanos.
Source: itbsb
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LLLove it….and soon off to kip
Le stryge (The strix).
From The etchings of Charles Meryon, by Campbell dogson, London, 1921.
Via archive.org.
Source: oldbookillustrations
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